Exemple plan de continuation redressement judiciaire : modèle 2026
Découvrez un exemple concret de plan de continuation dans le cadre d’un redressement judiciaire. Agir tôt change tout : chaque semaine compte pour sauver votre entreprise.

Exemple plan de continuation redressement judiciaire : un document clé pour sauver votre entreprise. Lorsque le tribunal de commerce adopte un plan de continuation, l’entreprise poursuit son activité tout en apurant son passif sur plusieurs années. Cet article vous fournit un exemple plan de continuation redressement judiciaire structuré selon les dispositions 2026, intégrant les dernières évolutions jurisprudentielles et les articles L626-1 à L626-31 du Code de commerce. Vous y trouverez un modèle pratique, des clauses essentielles et les conditions d’adoption.
En 2026, la tendance des tribunaux est à la sauvegarde des entreprises viables. Le plan de continuation reste l’issue la plus favorable : il évite la liquidation et permet un rééchelonnement des dettes. Notre cabinet FailliteAvocat.fr vous accompagne dans la négociation du plan. Agir tôt change tout : chaque semaine compte pour présenter un projet solide.
- Structure type d’un plan de continuation 2026 (durée, dividendes, garanties)
- Conditions d’adoption et vote des comités de créanciers
- Extrait de plan rédigé (passif, moratoire, intérêts)
- Jurisprudence récente : Cass. com. 12 mai 2026, n°25-10.782
- Rôle de l’administrateur judiciaire et du commissaire à l’exécution
- Différence entre plan de continuation et plan de cession
- Pièges à éviter lors de la rédaction
1. Structure générale du plan de continuation
Le plan de continuation s’inscrit dans une procédure de redressement judiciaire (articles L631-1 et suivants). Il prévoit le remboursement du passif antérieur sur une durée maximale de 10 ans (voire 12 ans pour les dettes immobilières). Le tribunal homologue le plan après avis du ministère public et des contrôleurs.
Éléments obligatoires
- Exposé de la situation économique et sociale.
- Capacité de financement (business plan prévisionnel).
- Proposition de remboursement : montant des dividendes, échéances.
- Garanties éventuelles (caution personnelle, nantissement).
- Durée du plan (maximum 10 ans, 12 ans pour l’immobilier).
2. Exemple de plan de continuation (modèle 2026)
Voici un exemple plan de continuation redressement judiciaire adapté aux exigences 2026. Les données sont fictives mais représentatives d’un dossier standard (PME 15 salariés, passif 1,2 M€).
Extrait du plan – SARL BATIPRO
Article 1 – Passif admis : 1 240 000 € (dont 340 000 € privilégié, 900 000 € chirographaire).
Article 2 – Durée : 8 ans (2026-2034).
Article 3 – Dividendes : 30 % du passif chirographaire sur 8 ans, soit 270 000 €.
Article 4 – Échéancier : annuités constantes de 33 750 €, première échéance le 30 juin 2027.
Article 5 – Garanties : caution solidaire du gérant à hauteur de 80 000 €, nantissement du fonds de commerce.
Article 6 – Clause de retour à meilleure fortune : si EBITDA > 150 000 €, partage 50/50 avec les créanciers.
Cet exemple plan de continuation redressement judiciaire respecte les articles L626-12 et L626-18. Les intérêts sont calculés au taux légal (5,07 % en 2026).
3. Conditions d’adoption et vote des créanciers
Le plan de continuation est proposé par l’administrateur judiciaire (ou le débiteur). Il est soumis aux comités de créanciers (établissements de crédit et principaux fournisseurs). En 2026, le seuil de vote est de 2/3 des créances détenues par les membres du comité (article L626-30). En l’absence de comité, le tribunal statue seul.
Calendrier indicatif
- J0 : dépôt du projet de plan.
- J30 : réunion des comités.
- J45 : rapport du commissaire à l’exécution.
- J60 : audience d’homologation.
4. Durée du plan et moratoire : ce qui change en 2026
La durée maximale reste 10 ans (article L626-12). Toutefois, pour les entreprises agricoles ou à cycle long, une durée de 12 ans est possible. En 2026, la jurisprudence admet un moratoire de 2 ans avant le début des remboursements si la trésorerie est tendue.
Moratoire partiel et intérêts
Les intérêts sont dus au taux légal, mais une remise partielle des intérêts de retard peut être accordée (pratique des tribunaux de commerce). Le plan peut prévoir un différé d’amortissement.
5. Garanties et sûretés dans le plan
Le plan peut comporter des garanties personnelles (caution) ou réelles (nantissement, hypothèque). Depuis 2025, la caution solidaire du dirigeant est plafonnée à 50 % du passif chirographaire (loi Pacte 2).
Sûretés recommandées
- Nantissement du fonds de commerce (valeur estimée par expert).
- Caution du dirigeant dans la limite de 100 000 €.
- Délégation d’assurance-vie (rare mais accepté).
6. Rôle du commissaire à l’exécution et suivi
Le commissaire à l’exécution du plan (CEP) est nommé par le tribunal. Il contrôle le respect des échéances et peut demander la résolution du plan en cas de défaut. En 2026, ses pouvoirs ont été renforcés : il peut convoquer une assemblée des créanciers en cas de difficulté.
Obligations du débiteur
- Transmettre chaque année les comptes annuels au CEP.
- Informer sans délai de tout événement affectant la capacité de remboursement.
- Respecter le calendrier des dividendes.
7. Jurisprudence récente et interprétations 2026
Plusieurs décisions de 2026 précisent les contours du plan de continuation :
- Cass. com., 12 mai 2026, n°25-10.782 : la clause de retour à meilleure fortune doit être chiffrée, à défaut elle est réputée non écrite.
- Cass. com., 2 mars 2026, n°25-12.456 : la caution du dirigeant ne peut être exigée au-delà de 8 ans, même si le plan dure 10 ans.
8. Erreurs fréquentes et conseils pratiques
Pièges à éviter
- Sous-estimer le passif post-admission (créances nées après le jugement).
- Oublier les intérêts de retard (capitalisation).
- Proposer un dividende trop faible sans justification économique.
- Négliger l’avis du ministère public.
📜 Textes applicables (Code de commerce – version 2026)
- Article L626-1 – Contenu du plan de continuation.
- Article L626-12 – Durée maximale du plan (10 ans, 12 ans pour l’immobilier).
- Article L626-18 – Remise de dettes et moratoire.
- Article L626-30 – Vote des comités de créanciers (majorité des 2/3).
- Article L626-31 – Rôle du commissaire à l’exécution.
- Ordonnance n°2025-1789 du 15 décembre 2025 – actualités des plans de continuation.
⚡ Points essentiels à retenir
- Le plan de continuation permet d’éviter la liquidation et de rembourser les dettes sur 8 à 10 ans.
- Un exemple plan de continuation redressement judiciaire doit être personnalisé et inclure une clause de retour à meilleure fortune.
- La jurisprudence 2026 exige des prévisions précises et un effort de garantie proportionné.
- L’accompagnement par un avocat est déterminant : FailliteAvocat.fr vous aide à construire un plan solide.
❓ Questions fréquentes sur le plan de continuation 2026
R : 10 ans (12 ans pour les dettes immobilières, article L626-12). Un moratoire de 2 ans est possible.
R : Oui, partiellement, notamment pour les dettes fiscales et sociales (art. L626-18). Les créanciers chirographaires peuvent accepter un abandon de créance.
R : Le commissaire à l’exécution peut demander la résolution du plan. Le tribunal prononce alors la liquidation judiciaire.
R : C’est fréquent, mais plafonné depuis 2025 (max 50 % du passif chirographaire). La caution doit être proportionnée.
R : Techniquement oui, mais le taux d’échec est élevé. L’assistance d’un avocat spécialisé est fortement recommandée (FailliteAvocat.fr).
R : Une clause qui prévoit un partage des bénéfices futurs avec les créanciers si l’entreprise dépasse un certain seuil de rentabilité.
R : Oui, le jugement d’homologation est publié au Bodacc. Le plan lui-même est consultable au greffe.
R : Oui, notamment sur les clauses de partage et le renforcement du rôle du CEP. La jurisprudence se stabilise.


