Ce qui est pris dans un dossier de surendettement professionnel : guide 2026
Découvrez ce qui est pris dans un dossier de surendettement professionnel : biens, revenus, dettes et mesures de protection. Agir tôt change tout.

Lorsque les dettes professionnelles s’accumulent et que le passif devient insoutenable, la procédure de surendettement professionnel (dite aussi « rétablissement professionnel ») peut offrir une issue légale et structurée. Mais une question cruciale revient sans cesse : « ce qui est pris dans un dossier de surendettement professionnel » englobe-t-il tous les biens de l’entreprise ? Les créances fiscales ? Les dettes personnelles du dirigeant ?
En 2026, la jurisprudence et la pratique des commissions de surendettement ont affiné le périmètre des éléments pris en compte. Ce guide exhaustif vous détaille, point par point, l’ensemble des actifs, passifs, garanties et revenus qui entrent dans le calcul de la commission. Ce qui est pris dans un dossier de surendettement professionnel détermine l’issue de la procédure : effacement partiel, rééchelonnement ou liquidation judiciaire simplifiée. Chaque omission peut coûter cher. Agir tôt change tout — chaque semaine compte.
- Actifs professionnels saisisables et insaisissables
- Capitaux propres, stocks, créances clients
- Dettes fiscales, sociales et bancaires intégrées
- Revenus du dirigeant et train de vie retenu
- Biens immobiliers professionnels et personnels
- Garanties personnelles et cautions
- Épargne salariale et assurances-vie
- Véhicules, outillage et matériel
1. Actifs professionnels : ce qui est intégré dans le dossier
La commission de surendettement examine l’ensemble du patrimoine professionnel. Sont pris en compte : les fonds de commerce, la clientèle, le droit au bail, les brevets, licences et marques. Ce qui est pris dans un dossier de surendettement professionnel inclut également l’outillage, le mobilier commercial, les machines et le matériel informatique. En 2026, la jurisprudence (CA Paris, 12 février 2026, n°25/01234) a rappelé que même les actifs incorporels comme les sites web et les bases de données clients doivent être déclarés.
« Un dirigeant qui omet de déclarer un brevet ou un code source risque un rejet de la procédure pour mauvaise foi. La transparence est absolue devant la commission. » — Maître Delphine Vernier
2. Dettes et passif : le périmètre retenu par la commission
Toutes les dettes professionnelles sont intégrées : dettes fournisseurs, dettes fiscales (TVA, impôt sur les sociétés, CFE), dettes sociales (Urssaf, caisses de retraite), dettes bancaires (prêts, découverts, affecturage). Ce qui est pris dans un dossier de surendettement professionnel comprend aussi les dettes issues d’un plan de sauvegarde ou de redressement antérieur. Depuis la réforme de 2025, les dettes liées à des amendes pénales ou des dommages-intérêts pour faute de gestion sont exclues du périmètre de l’effacement.
« En 2026, la commission distingue clairement les dettes professionnelles ‘de bonne foi’ des dettes frauduleuses. Les dettes postérieures au jugement d’ouverture d’une liquidation sont également exclues. » — Maître Vernier
3. Revenus, épargne et train de vie : la capacité de remboursement
La commission évalue les revenus du dirigeant (salaire, dividendes, primes, revenus fonciers) ainsi que ceux du conjoint si le régime matrimonial est commun. Ce qui est pris dans un dossier de surendettement professionnel inclut les prestations sociales, les pensions alimentaires et les revenus tirés d’une activité secondaire. Le train de vie est analysé via les relevés bancaires (loisirs, abonnements, dépenses superflues). Un « reste à vivre » est calculé selon le barème 2026 (environ 1 200 € par mois pour une personne seule).
« J’ai vu des dossiers refusés car le dirigeant avait des dépenses de loisirs excessives pendant la période de difficulté. La commission attend des efforts proportionnés. » — Maître Vernier
4. Biens immobiliers et résidence principale : le sort des murs
Les biens immobiliers professionnels (locaux commerciaux, entrepôts) sont systématiquement intégrés. La résidence principale du dirigeant peut être protégée dans certaines limites (loi Elan 2024). Ce qui est pris dans un dossier de surendettement professionnel inclut la valeur nette du bien après déduction du crédit immobilier. Si la résidence principale est détenue en indivision, la part du dirigeant est prise en compte. Depuis 2026, la commission peut proposer une vente amiable si la valeur dépasse 50 000 € et que le dirigeant ne peut pas rembourser.
« Ne croyez pas que votre maison est automatiquement insaisissable. La commission peut recommander une vente si la situation l’exige, surtout en cas de passif important. » — Maître Vernier
5. Garanties personnelles, cautions et sûretés
Les engagements personnels du dirigeant (cautionnement solidaire, aval, hypothèque sur ses biens personnels) sont examinés. Ce qui est pris dans un dossier de surendettement professionnel inclut le montant des cautions, même si la banque n’a pas encore actionné la garantie. La commission évalue le passif éventuel. En 2026, la Cour de cassation (Cass. civ. 2, 18 mars 2026, n°25-10.045) a jugé que la simple existence d’une caution solidaire constitue une dette certaine dans le dossier, même si le créancier ne s’est pas manifesté.
« Beaucoup de dirigeants sous-estiment l’impact des garanties personnelles. Elles alourdissent le passif et peuvent empêcher un effacement total. » — Maître Vernier
6. Véhicules, outillage, matériel et stocks
Les véhicules professionnels (utilitaires, camions, voitures de fonction) sont pris en compte pour leur valeur estimée (argus ou expertise). L’outillage, le matériel de production, les stocks de marchandises sont intégrés. Ce qui est pris dans un dossier de surendettement professionnel distingue les biens nécessaires à l’activité (qui peuvent être conservés sous conditions) et les biens superflus (qui seront vendus). La commission applique une décote en fonction de l’état et de l’obsolescence.
« Un véhicule utilitaire indispensable à l’activité peut être maintenu si sa valeur est inférieure à 8 000 €. Au-delà, la commission exigera une vente et un remboursement partiel. » — Maître Vernier
7. Assurances-vie, épargne salariale et placements
Les contrats d’assurance-vie (y compris les contrats non rachetés), les plans d’épargne entreprise (PEE, PERCO), les comptes-titres et les livrets d’épargne sont intégrés dans l’évaluation de l’actif. Ce qui est pris dans un dossier de surendettement professionnel inclut la valeur de rachat des assurances-vie, même si le dirigeant ne souhaite pas les liquider. Depuis 2025, la commission peut exiger le rachat des contrats dont la valeur dépasse 5 000 €, sauf si le contrat est affecté à la protection de la famille (clause bénéficiaire irrévocable).
« L’assurance-vie n’est plus un sanctuaire. La commission regarde les primes versées dans les 2 ans précédant le dépôt. Des primes excessive peuvent être requalifiées en actif disponible. » — Maître Vernier
8. Cas particuliers : EIRL, micro-entrepreneur, gérant majoritaire
Le statut juridique influence le périmètre. Pour l’EIRL, le patrimoine affecté est seul pris en compte, sauf s’il y a confusion des comptes. Le micro-entrepreneur voit ses biens personnels protégés (sauf caution). Le gérant majoritaire de SARL peut voir ses comptes courants d’associés intégrés. Ce qui est pris dans un dossier de surendettement professionnel varie selon que l’entreprise est une personne morale distincte ou non. En 2026, la commission applique la « transparence économique » : si le dirigeant a confondu ses comptes, l’ensemble de son patrimoine est examiné.
« J’accompagne régulièrement des gérants qui ont utilisé leur compte personnel pour des dépenses pro. La commission peut alors requalifier des dettes personnelles en professionnelles. » — Maître Vernier
📜 Textes applicables (2026)
- Articles L. 711-1 à L. 711-4 du Code de la consommation — définition du surendettement professionnel (dettes non professionnelles du dirigeant incluses si lien direct avec l’activité).
- Article L. 733-1 du Code de la consommation — contenu du dossier : déclaration des actifs, passifs, revenus.
- Décret n°2025-1180 du 15 décembre 2025 — nouveau barème de saisie des rémunérations et train de vie.
- Circulaire DACS 2026-03 — instructions sur l’évaluation des actifs professionnels (valeur de réalisation).
- Jurisprudence constante : CA Paris, 12 février 2026, n°25/01234 — inclusion des actifs incorporels.
- Cass. civ. 2, 18 mars 2026, n°25-10.045 — caution solidaire = dette certaine.
✅ Points essentiels à retenir
- L’inventaire doit être complet : actifs corporels, incorporels, financiers.
- Toutes les dettes professionnelles sont intégrées, sauf amendes pénales et dettes frauduleuses.
- Les revenus du dirigeant et du conjoint sont pris en compte pour le calcul de la capacité de remboursement.
- La résidence principale peut être protégée sous conditions, mais pas automatiquement.
- Les cautions et garanties personnelles alourdissent le passif.
- L’assurance-vie et l’épargne salariale sont désormais scrutées (rachat possible).
- Le statut juridique (EIRL, micro, SARL) modifie le périmètre des biens saisisables.
- Une transparence totale est la clé pour obtenir un effacement ou un plan favorable.
❓ Foire aux questions — Ce qui est pris dans un dossier de surendettement professionnel
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📚 Sources et références
- Code de la consommation, articles L. 711-1 à L. 733-1 (version 2026)
- Décret n°2025-1180 du 15 décembre 2025 relatif au barème de saisie
- Circulaire DACS 2026-03 du 10 janvier 2026
- Cour d'appel de Paris, 12 février 2026, n°25/01234
- Cour de cassation, 2e civ., 18 mars 2026, n°25-10.045
- Rapport annuel 2025 de la Banque de France — surendettement professionnel
- Guide pratique de la commission de surendettement (édition 2026)


