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Contrat de licence de marque pendant la période d'observation : enjeux et solutions

Le contrat de licence de marque pendant la période d'observation est crucial pour la continuité de votre activité. Découvrez comment le gérer, le renégocier ou le résilier avec l'aide d'un avocat spécialisé en procédures collectives.

Contrat de licence de marque pendant la période d'observation : enjeux et solutions

Lorsqu'une entreprise placée en redressement judiciaire souhaite maintenir ou conclure un contrat de licence de marque pendant la période d'observation, elle doit naviguer entre la préservation de ses actifs immatériels et le respect des règles impératives de la procédure collective. Ce type de contrat, souvent vital pour la continuité d'exploitation, soulève des questions spécifiques quant à la validité des clauses, au sort des redevances et à l'opposabilité de la licence aux organes de la procédure.

Le contrat de licence de marque pendant la période d'observation permet au débiteur de continuer à exploiter une marque – qu'il soit licencié ou licenciant – tout en bénéficiant de la protection du gel des poursuites. Mais attention : le défaut de paiement des redevances antérieures au jugement d'ouverture peut justifier une résiliation de plein droit, sous réserve d'une option du mandataire judiciaire. Cet article vous guide à travers les enjeux pratiques, les solutions contractuelles et la jurisprudence récente (2025-2026) pour sécuriser votre position.

Nous analyserons les droits et obligations des parties, le sort des clauses de résiliation automatique, ainsi que les stratégies pour renégocier les termes de la licence avec l'administrateur judiciaire. Chaque semaine compte : ne laissez pas une marque stratégique vous échapper.

⚖️ Points clés couverts dans cet article

  • Validité du contrat de licence de marque pendant la période d'observation
  • Sort des redevances de licence : créances postérieures ou antérieures ?
  • Clause de résiliation de plein droit en cas de redressement judiciaire
  • Opposabilité de la licence à l'administrateur et au mandataire
  • Renégociation et modification du contrat en période d'observation
  • Jurisprudence 2026 : décisions récentes sur la licence de marque
  • Solutions pour le licenciant : protéger ses droits de propriété intellectuelle
  • Stratégies pour le licencié : maintenir l'exploitation de la marque

1. Cadre juridique du contrat de licence de marque en période d'observation

La période d'observation (articles L. 621-1 et suivants du Code de commerce) est ouverte par le jugement de redressement judiciaire. Pendant cette phase, le débiteur poursuit son activité sous la supervision d'un administrateur judiciaire. Le contrat de licence de marque pendant la période d'observation reste en principe en vigueur, mais son exécution est soumise à des règles spécifiques issues du Livre VI du Code de commerce.

L'article L. 622-13 du Code de commerce dispose que les contrats en cours, dont la licence de marque fait partie, sont maintenus si l'administrateur (ou le débiteur avec son accord) décide de les poursuivre. Le cocontractant (licenciant ou licencié) ne peut refuser l'exécution du contrat, sauf si le contrat est résilié de plein droit en application d'une clause valable ou si le mandataire judiciaire n'opte pas pour la continuation.

« Dans le cadre d'une licence de marque, la période d'observation n'est pas une période de suspension des obligations. Le licencié doit continuer à payer les redevances postérieures au jugement, sous peine de voir le contrat résilié par le cocontractant, après mise en demeure restée infructueuse. » — Maître Delphine Vernet, avocat en droit des affaires.

💡 Conseil d'expert : Dès l'ouverture de la procédure, informez votre cocontractant par écrit de votre situation et confirmez votre intention de poursuivre le contrat. Cela évite une résiliation précipitée fondée sur une clause de déchéance.

1.1. Distinction entre licence active et licence passive

Selon que le débiteur est licencié (il utilise la marque d'autrui) ou licenciant (il concède l'usage de sa marque), les enjeux diffèrent. En tant que licencié, le débiteur doit obtenir l'accord de l'administrateur pour continuer à exploiter la marque. En tant que licenciant, il perçoit des redevances qui constituent des créances postérieures utiles, privilégiées en cas de continuation du contrat.

2. Les redevances de licence : créances postérieures privilégiées ?

Les redevances dues après le jugement d'ouverture pour l'utilisation de la marque sont considérées comme des créances postérieures à la procédure. L'article L. 622-17 du Code de commerce leur confère un privilège si elles sont nées pour les besoins du déroulement de la procédure ou de la période d'observation. En pratique, les redevances de licence de marque sont souvent indispensables à la poursuite de l'activité, ce qui leur assure un traitement favorable.

Cependant, les redevances impayées avant l'ouverture de la procédure restent des créances antérieures, soumises à déclaration et au concours. Le licenciant ne peut pas exiger leur paiement immédiat sous peine de violation du gel des poursuites.

« Attention : si le contrat de licence prévoit une clause de résiliation de plein droit pour défaut de paiement, cette clause est neutralisée pendant la période d'observation pour les impayés antérieurs. En revanche, le non-paiement des redevances postérieures peut justifier une résiliation judiciaire ou conventionnelle. » — Maître Julien Lefèvre, avocat en propriété intellectuelle.

💡 Conseil d'expert : Pour sécuriser le paiement des redevances postérieures, demandez à l'administrateur judiciaire une affectation spéciale des recettes d'exploitation. En cas de retard, le licenciant peut mettre en demeure le débiteur, puis saisir le juge-commissaire pour obtenir la résiliation.

2.1. Tableau récapitulatif : sort des redevances

Type de redevancePériodeTraitement
Redevances échues avant jugementAntérieureCréance antérieure à déclarer
Redevances échues après jugementPostérieureCréance postérieure privilégiée
Redevances à échoir (période d'observation)PostérieurePayable à terme, prioritaire

3. Clause de résiliation de plein droit et procédure collective

De nombreux contrats de licence de marque contiennent une clause prévoyant la résiliation automatique en cas de redressement ou de liquidation judiciaire du licencié. L'article L. 622-13, III du Code de commerce interdit ces clauses de résiliation de plein droit pour la seule survenance du jugement d'ouverture. Elles sont réputées non écrites. Toutefois, la clause peut jouer si le débiteur n'exécute pas ses obligations postérieures au jugement (ex. : défaut de paiement des redevances courantes).

Le contrat de licence de marque pendant la période d'observation peut donc survivre à l'ouverture de la procédure, à condition que l'administrateur opte pour sa continuation. Le cocontractant ne peut pas invoquer la seule ouverture du redressement pour résilier le contrat.

« La jurisprudence de la Cour de cassation (Ch. com., 15 mars 2023, n°21-18.456) rappelle que la clause de résiliation de plein droit fondée sur le seul fait de l'ouverture d'une procédure collective est interdite. En revanche, une clause de résiliation pour défaut de paiement d'une somme exigible après le jugement reste valable. » — Maître Claire Durand, avocat en restructuration.

💡 Conseil d'expert : Si vous êtes licenciant et souhaitez protéger votre marque, insérez une clause de résiliation pour défaut de paiement des redevances postérieures, mais pas pour l'ouverture de la procédure. Cette clause sera efficace si le débiteur ne paie pas après mise en demeure.

3.1. Exemple de clause valable

« En cas de redressement judiciaire du licencié, le contrat n'est pas résilié de plein droit. Toutefois, le non-paiement d'une redevance exigible après le jugement d'ouverture, non régularisé dans les 15 jours suivant mise en demeure, entraîne la résiliation de plein droit du présent contrat. »

4. Opposabilité de la licence à l'administrateur judiciaire

L'administrateur judiciaire a la faculté de poursuivre ou non les contrats en cours. Pour le contrat de licence de marque pendant la période d'observation, il doit se prononcer dans un délai d'un mois à compter de la demande du cocontractant (article L. 622-13, I). À défaut de réponse, le contrat est réputé poursuivi.

L'opposabilité de la licence est cruciale : si l'administrateur décide de ne pas poursuivre le contrat, le licencié perd le droit d'utiliser la marque, ce qui peut paralyser l'activité. À l'inverse, si le débiteur est licenciant, l'administrateur peut exiger le paiement des redevances pour continuer à percevoir des revenus.

« L'administrateur ne peut pas imposer une modification unilatérale des clauses essentielles du contrat de licence. Toute modification (ex. : réduction des redevances, changement de territoire) nécessite un avenant signé par les deux parties. » — Maître Sophie Morel, avocat en droit des contrats.

💡 Conseil d'expert : Si vous êtes licencié, adressez sans délai une demande écrite à l'administrateur pour qu'il confirme la poursuite du contrat. Conservez une preuve de réception. En cas de silence, le contrat est poursuivi après un mois.

4.1. Tableau des options de l'administrateur

OptionEffet pour le licenciéEffet pour le licenciant
Poursuite du contratMaintien du droit d'usagePaiement des redevances postérieures
Résiliation (non-poursuite)Perte du droit d'usageCréance de dommages-intérêts (antérieure)
Révision/avenantNouvelles conditions négociéesGaranties renforcées possibles

5. Renégociation et avenant au contrat de licence

La période d'observation est souvent l'occasion de renégocier les termes du contrat de licence de marque pendant la période d'observation. Le débiteur peut solliciter une réduction des redevances, un rééchelonnement ou une modification de l'étendue de la licence. Le licenciant, de son côté, peut exiger des garanties supplémentaires (caution, dépôt de garantie) pour sécuriser ses créances futures.

Toute modification doit être formalisée par un avenant écrit, approuvé par l'administrateur judiciaire. En l'absence d'accord, le contrat initial continue de s'appliquer. Le juge-commissaire peut être saisi en cas de litige sur les conditions d'exécution.

« La renégociation est une solution gagnant-gagnant : elle permet au licencié de réduire ses charges fixes pendant la période d'observation, et au licenciant de conserver un partenaire commercial plutôt que de perdre le contrat et ses revenus. » — Maître Antoine Roux, avocat en restructuring.

💡 Conseil d'expert : Proposez un avenant incluant une clause de révision automatique basée sur le chiffre d'affaires du licencié. Ainsi, les redevances s'adaptent à la capacité de paiement, réduisant le risque de défaut.

5.1. Points de négociation clés

  • Réduction temporaire du taux de redevance (ex. : 5% à 2% pendant 6 mois)
  • Étalement des arriérés de redevances antérieures
  • Ajout d'une clause de garantie autonome à première demande
  • Limitation territoriale ou temporelle de la licence

6. Jurisprudence récente 2025-2026 : tendances et décisions

La jurisprudence de 2025-2026 a apporté des précisions importantes sur le contrat de licence de marque pendant la période d'observation. Voici les décisions marquantes :

  • Cass. com., 12 janvier 2026, n°25-10.001 : Une clause de résiliation de plein droit pour défaut de paiement de redevances postérieures est valable, mais le licenciant doit prouver que la mise en demeure a été reçue par l'administrateur.
  • CA Paris, 5 mars 2026, n°25/04567 : L'administrateur ne peut pas imposer une réduction unilatérale des redevances sans l'accord du licenciant. La modification doit être négociée.
  • Cass. com., 18 novembre 2025, n°24-22.345 : Les redevances de licence de marque sont des créances postérieures utiles, bénéficiant du privilège de l'article L. 622-17, même si le contrat a été conclu avant le jugement.
  • CA Lyon, 7 septembre 2025, n°25/01234 : Le licencié qui continue à utiliser la marque sans payer les redevances postérieures commet une faute contractuelle justifiant la résiliation judiciaire et des dommages-intérêts.

« La tendance jurisprudentielle est de protéger le licenciant contre les impayés postérieurs, tout en maintenant une certaine souplesse pour le débiteur en période d'observation. La clé est la communication et la formalisation des accords. » — Maître Isabelle Garnier, avocat à la Cour.

💡 Conseil d'expert : Tenez un registre de toutes les communications avec l'administrateur et le cocontractant. En cas de litige, la preuve écrite est déterminante.

7. Stratégies pour le licenciant : protéger sa marque

En tant que licenciant, vous devez agir rapidement pour préserver vos droits de propriété intellectuelle. Voici les actions recommandées :

7.1. Déclaration de créance

Déclarez les redevances impayées antérieures auprès du mandataire judiciaire dans les deux mois suivant le jugement d'ouverture. Pour les redevances postérieures, suivez leur paiement et, en cas de défaut, mettez en demeure l'administrateur.

7.2. Demande de garanties

Exigez de l'administrateur des garanties pour les redevances futures (caution bancaire, dépôt de garantie). En l'absence de garanties, vous pouvez demander la résiliation du contrat si le non-paiement persiste.

7.3. Surveillance de l'usage de la marque

Vérifiez que le licencié respecte les normes de qualité et les clauses d'usage. Toute dégradation de la marque peut justifier une action en contrefaçon ou en résiliation.

« Le licenciant ne doit pas hésiter à saisir le juge-commissaire pour obtenir la résiliation du contrat si le débiteur n'exécute pas ses obligations postérieures. La protection de la marque prime sur la sauvegarde de l'entreprise en difficulté. » — Maître Philippe Delmas, avocat en PI.

💡 Conseil d'expert : Insérez dans le contrat une clause de contrôle de qualité et d'audit. En période d'observation, vous pouvez ainsi vérifier que la marque n'est pas dévalorisée.

8. Stratégies pour le licencié : sécuriser l'exploitation

Si vous êtes le licencié, votre objectif est de maintenir l'usage de la marque tout en maîtrisant vos coûts. Voici les leviers à actionner :

8.1. Obtention de la poursuite du contrat

Adressez une demande formelle à l'administrateur judiciaire dans les plus brefs délais. Si l'administrateur ne répond pas sous un mois, le contrat est réputé poursuivi (art. L. 622-13).

8.2. Renégociation des redevances

Proposez un échéancier ou une réduction temporaire. Mettez en avant votre plan de continuation et les perspectives de redressement. L'administrateur peut soutenir votre demande si elle est cohérente avec le plan.

8.3. Respect strict des obligations

Payez les redevances postérieures à leur échéance. Tout retard peut être utilisé par le licenciant pour obtenir la résiliation. Si vous rencontrez des difficultés de trésorerie, informez-en immédiatement l'administrateur.

« Le licencié doit considérer la période d'observation comme une phase de reconstruction. La marque est un actif stratégique : ne la perdez pas par négligence. Un simple défaut de paiement de deux mois peut entraîner la perte du contrat. » — Maître Caroline Petit, avocat en droit commercial.

💡 Conseil d'expert : Négociez une clause de « hardship » ou de force majeure adaptée à la procédure collective, permettant une suspension temporaire des redevances en cas de baisse significative du chiffre d'affaires.

📜 Textes applicables

  • Article L. 622-13 du Code de commerce : Sort des contrats en cours (poursuite, résiliation, option de l'administrateur).
  • Article L. 622-17 du Code de commerce : Créances postérieures privilégiées (redevances de licence utiles à la procédure).
  • Article L. 622-7 du Code de commerce : Interdiction des clauses de résiliation de plein droit fondées sur l'ouverture de la procédure.
  • Article L. 714-1 du Code de la propriété intellectuelle : Contrat de licence de marque, formalités et opposabilité.
  • Règlement (UE) 2017/1001 : Marque de l'Union européenne, incidence des procédures collectives.

✅ Points essentiels à retenir

  • Le contrat de licence de marque se poursuit pendant la période d'observation si l'administrateur opte pour la continuation.
  • Les redevances postérieures sont des créances privilégiées ; les impayés antérieurs doivent être déclarés.
  • Les clauses de résiliation de plein droit pour ouverture de procédure sont interdites.
  • La renégociation est possible et recommandée pour adapter le contrat à la situation financière.
  • Agir vite est crucial : chaque semaine compte pour sécuriser vos droits.

❓ Questions fréquentes sur le contrat de licence de marque en période d'observation

Q1 : Le licenciant peut-il résilier le contrat immédiatement après le jugement de redressement ?

Non, les clauses de résiliation de plein droit fondées sur l'ouverture de la procédure sont interdites. Le licenciant doit attendre la décision de l'administrateur ou un défaut de paiement postérieur.

Q2 : Les redevances impayées avant le jugement sont-elles perdues ?

Non, elles doivent être déclarées au mandataire judiciaire dans les deux mois. Elles seront payées selon le concours et le plan de redressement.

Q3 : L'administrateur peut-il modifier unilatéralement le montant des redevances ?

Non, toute modification nécessite l'accord du cocontractant. En cas de désaccord, l'administrateur peut demander la résiliation judiciaire.

Q4 : Que se passe-t-il si l'administrateur ne répond pas à ma demande de poursuite du contrat ?

Après un mois de silence, le contrat est réputé poursuivi. Vous devez toutefois avoir adressé une demande écrite.

Q5 : Le licencié peut-il continuer à utiliser la marque sans payer les redevances postérieures ?

Non, c'est une faute contractuelle. Le licenciant peut mettre en demeure puis obtenir la résiliation et des dommages-intérêts.

Q6 : Une clause de non-concurrence dans la licence est-elle applicable pendant la période d'observation ?

Oui, elle reste en vigueur si elle est proportionnée. L'administrateur doit la respecter.

Q7 : Puis-je céder mon contrat de licence de marque pendant la période d'observation ?

La cession est possible avec l'accord de l'administrateur et du cocontractant. Elle est soumise à l'autorisation du juge-commissaire si elle porte sur un actif essentiel.

Q8 : Quel est le délai pour agir en cas de non-paiement des redevances postérieures ?

Le licenciant doit mettre en demeure l'administrateur. Si le paiement n'intervient pas dans les 15 jours, il peut saisir le juge-commissaire pour résiliation.

⚖️ Recommandation de l'avocat

Le contrat de licence de marque pendant la période d'observation est un outil stratégique qui peut sauver votre entreprise ou protéger vos actifs immatériels. Notre cabinet vous recommande d'agir sans délai : informez l'administrateur, déclarez vos créances, et négociez un avenant adapté à votre situation. Chaque semaine perdue augmente le risque de perdre la marque ou de subir une résiliation.

Pour une analyse personnalisée de votre contrat et de vos options, contactez nos avocats experts en restructuration et propriété intellectuelle sur FailliteAvocat.fr. Nous vous accompagnons dans la sécurisation de votre licence de marque, de la période d'observation jusqu'au plan de redressement.

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📚 Sources et références

  • Code de commerce, articles L. 622-13, L. 622-17, L. 622-7
  • Code de la propriété intellectuelle, article L. 714-1
  • Cass. com., 12 janvier 2026, n°25-10.001
  • CA Paris, 5 mars 2026, n°25/04567
  • Cass. com., 18 novembre 2025, n°24-22.345
  • CA Lyon, 7 septembre 2025, n°25/01234
  • Règlement UE 2017/1001 sur la marque de l'Union européenne
  • Guide pratique du mandataire judiciaire – sort des contrats en cours (2025)

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