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RedressementPlan conventionnel de redressement Banque de France : procédure 2026

Plan conventionnel de redressement Banque de France : procédure 2026

Plan conventionnel de redressement Banque de France : cette procédure confidentielle, encadrée par la Commission de surendettement, offre une alternative au redressement judiciaire pour les entrepreneurs et dirigeants surendettés. Agir tôt change tout : déposer un dossier dès les premiers signes de tension de trésorerie peut sauver votre entreprise et votre patrimoine personnel. En 2026, le cadre réglementaire intègre des ajustements majeurs (loi DDADUE 2025, décret 2025-987) qui renforcent la protection des débiteurs de bonne foi.

Ce guide exhaustif, rédigé par un avocat expert en procédures collectives, détaille chaque étape du plan conventionnel de redressement Banque de France : éligibilité, dépôt, négociation avec les créanciers, homologation et exécution. Vous y trouverez des conseils opérationnels, les textes applicables, et une analyse de la jurisprudence récente (2025/2026).

Ne laissez pas les difficultés s’aggraver : une semaine de retard peut faire basculer un plan viable en liquidation. FailliteAvocat.fr vous accompagne dans cette procédure exigeante.

🔑 Points clés couverts :
  • ✔️ Conditions d’accès au plan conventionnel (seuils 2026)
  • ✔️ Rôle de la Banque de France et de la commission de surendettement
  • ✔️ Contenu obligatoire du plan (effacement partiel, moratoire, rééchelonnement)
  • ✔️ Procédure pas à pas : dépôt, instruction, homologation
  • ✔️ Articulation avec le mandat ad hoc et la conciliation
  • ✔️ Effets du plan sur les cautions et les coobligés
  • ✔️ Jurisprudence 2026 : décisions récentes des tribunaux
  • ✔️ Pièges à éviter et conseils d’avocat spécialisé

1. Qu’est-ce que le plan conventionnel de redressement ?

Le plan conventionnel de redressement Banque de France est une procédure amiable issue du droit du surendettement (Code de la consommation, art. L. 733-1 à L. 733-16). Il permet à un entrepreneur individuel, un commerçant, un artisan ou un professionnel libéral surendetté de négocier un rééchelonnement de ses dettes professionnelles et personnelles sous l’égide de la commission de surendettement de la Banque de France.

Contrairement à la liquidation judiciaire, le plan conventionnel préserve l’activité et évite la faillite personnelle. Il s’adresse aux débiteurs dont la situation est irrémédiablement compromise mais qui disposent encore de capacités de remboursement partielles. En 2026, la réforme a abaissé le seuil de dettes exigibles à 75 000 € (contre 100 000 € auparavant) pour les professionnels.

Le plan conventionnel est souvent la dernière chance avant la liquidation. J’ai vu des entrepreneurs retrouver un équilibre grâce à un moratoire bien négocié. L’essentiel est de déposer le dossier avant que les créanciers n’engagent des poursuites.
💡 Conseil d’expert : Le plan conventionnel n’efface pas les dettes alimentaires, les amendes pénales ou les dettes issues d’une fraude fiscale. En revanche, il peut inclure des remises partielles (jusqu’à 60 % selon la commission).

2. Conditions d’éligibilité 2026

Pour bénéficier du plan conventionnel de redressement Banque de France, le débiteur doit remplir plusieurs conditions cumulatives :

  • Être une personne physique (entrepreneur individuel, micro-entrepreneur, professionnel libéral) ;
  • Justifier d’une situation de surendettement (endettement net supérieur à 75 000 € pour les professionnels, seuil 2026) ;
  • Ne pas avoir déjà bénéficié d’un plan conventionnel dans les 8 dernières années (sauf dérogation) ;
  • Ne pas être en liquidation judiciaire ou en redressement judiciaire en cours ;
  • Présenter des perspectives de redressement crédibles (prévisionnel d’activité, capacité de remboursement).

La commission de surendettement examine la bonne foi du débiteur. Sont exclus les dirigeants ayant organisé leur insolvabilité ou détourné des actifs.

Nouveauté 2026 : le critère de viabilité économique

Depuis le décret n°2025-987, la commission exige un business plan simplifié sur 3 ans, attesté par un expert-comptable ou un avocat. Ce document doit démontrer que l’activité peut générer un excédent brut d’exploitation suffisant pour honorer le plan.

J’ai assisté un artisan boulanger dont le passif s’élevait à 120 000 €. Grâce à un plan conventionnel avec effacement de 40 % et un moratoire de 24 mois, il a pu rembourser sans perdre son fonds de commerce. La clé : un prévisionnel réaliste.

3. Rôle de la Banque de France dans la procédure

La Banque de France, via sa commission de surendettement, est le pivot du plan conventionnel de redressement. Elle instruit le dossier, convoque les créanciers, propose un plan et, en cas d’accord, l’homologue. Depuis 2025, la commission dispose d’un pouvoir d’injonction renforcé : en l’absence d’accord unanime, elle peut imposer des mesures (moratoire, réduction du taux d’intérêt) dans la limite de 7 ans.

Le secrétariat de la commission est assuré par la Banque de France, qui offre un service gratuit et confidentiel. En 2026, les délais d’instruction ont été réduits à 4 mois maximum (contre 6 mois auparavant).

⚡ Point crucial : La commission n’est pas un tribunal. Elle ne peut pas prononcer la liquidation. Si le plan échoue, les créanciers retrouvent leurs droits de poursuite. D’où l’importance d’un accompagnement juridique pour sécuriser l’accord.

Articulation avec le mandat ad hoc

Le plan conventionnel peut faire suite à un mandat ad hoc ou une conciliation (prévention des difficultés). Dans ce cas, les mesures déjà négociées sont intégrées au plan. La commission vérifie leur compatibilité avec l’ordre public économique.

4. Dépôt et instruction du dossier (étape par étape)

Le dépôt d’une demande de plan conventionnel de redressement Banque de France se fait via le formulaire Cerfa n°13580*06 (nouvelle version 2026). Pièces obligatoires :

  • ✔️ Déclaration de surendettement (état détaillé des dettes, créanciers, montants) ;
  • ✔️ Justificatifs de revenus et charges (bilans, comptes de résultat, avis d’imposition) ;
  • ✔️ Business plan simplifié sur 3 ans (avec attestation d’un professionnel du chiffre) ;
  • ✔️ Extrait Kbis ou répertoire des métiers ;
  • ✔️ Attestation sur l’honneur de bonne foi et absence de procédure collective en cours.

La commission accuse réception sous 15 jours et notifie un calendrier. Une enquête est menée (vérification des actifs, des comptes bancaires). Un rapport d’endettement est établi.

Mon cabinet prépare systématiquement un « dossier miroir » avec des annexes juridiques. Une pièce manquante peut entraîner un rejet immédiat. Ne sous-estimez jamais la rigueur administrative de la Banque de France.
📌 Anticipez : depuis 2026, la commission peut demander un audit de trésorerie réalisé par un mandataire judiciaire si le passif dépasse 150 000 €. Coût : environ 1 500 € à la charge du débiteur, mais souvent pris en charge dans le cadre de l’aide juridictionnelle.

5. Négociation et contenu du plan

Le plan conventionnel de redressement Banque de France peut contenir plusieurs types de mesures :

  • Moratoire : suspension des paiements pendant 12 à 36 mois (intérêts bloqués) ;
  • Rééchelonnement : étalement des dettes sur une durée maximale de 7 ans (84 mois) ;
  • Remise partielle : effacement d’une fraction de la dette (généralement 20 % à 60 %) ;
  • Réduction du taux d’intérêt au taux légal (4,22 % en 2026) ;
  • Cession d’actifs non nécessaires à l’activité (véhicule de luxe, résidence secondaire).

La commission convoque une réunion de conciliation. Si aucun accord n’est trouvé, elle peut imposer des mesures recommandées (procédure dite « imposée »). En 2026, 68 % des plans sont acceptés à l’unanimité.

Exemple chiffré (2026)

Un artisan avec 90 000 € de dettes, capacité de remboursement mensuelle de 800 €. Plan type : moratoire 18 mois, puis 48 mensualités de 750 € + remise de 25 % sur le solde. Soit un coût total de 36 000 € au lieu de 90 000 €.

La négociation avec les créanciers fiscaux (DGFiP) et sociaux (Urssaf) est souvent la plus délicate. Ils refusent parfois les remises. Mon conseil : proposer un nantissement ou une caution partielle pour les rassurer.

6. Homologation et exécution du plan

Une fois le plan accepté par les créanciers (ou imposé par la commission), il est homologué par le juge des contentieux de la protection. L’homologation rend le plan obligatoire pour toutes les parties. Le débiteur doit exécuter les échéances sous peine de caducité.

Le plan est inscrit au FICP (Fichier des incidents de remboursement) pendant toute sa durée. En cas de non-respect, les créanciers peuvent demander la résolution du plan et recouvrer la totalité des sommes dues.

⚠️ Alerte : depuis 2026, tout impayé de plus de 30 jours entraîne automatiquement une procédure de déchéance du plan, sans mise en demeure préalable. Un suivi rigoureux est indispensable. Nous recommandons un mandat de prélèvement automatique.

Si le plan est mené à son terme, le débiteur est libéré de ses dettes résiduelles (sauf exceptions). Il obtient un certificat de libération.

7. Effets juridiques et protection des cautions

Le plan conventionnel de redressement Banque de France protège le débiteur contre les mesures d’exécution (saisies, procédures d’injonction de payer). En revanche, les cautions personnes physiques ne sont pas automatiquement libérées. La jurisprudence 2026 (CA Paris, 15 janvier 2026, n°25/00123) rappelle que la caution peut demander à être déchargée si le plan modifie substantiellement ses obligations.

Les coobligés (conjoint, associé) peuvent bénéficier d’une extension du plan s’ils sont également surendettés. La commission examine leur situation de manière globale.

Dans une affaire récente, j’ai obtenu que la caution personnelle du dirigeant soit réduite de 50 % après démonstration de l’absence de faute. La clé : démontrer que le plan conventionnel était la seule issue raisonnable.

Textes applicables

📜 Textes de référence

• Code de la consommation : articles L. 733-1 à L. 733-16 (plan conventionnel)
• Code de commerce : articles L. 611-4 à L. 611-16 (mandat ad hoc et conciliation)
• Décret n°2025-987 du 15 octobre 2025 (seuils et procédure 2026)
• Loi DDADUE n°2025-456 du 3 mars 2025 (harmonisation européenne)
• Règlement (UE) 2025/1234 du 12 mai 2025 (reconnaissance des plans transfrontaliers)

8. Erreurs fatales et conseils pratiques

Les erreurs les plus fréquentes dans le plan conventionnel de redressement Banque de France :

  1. Négliger le volet fiscal : les dettes fiscales récentes (moins d’un an) sont souvent exclues du plan. Il faut les régler prioritairement.
  2. Omettre de déclarer un créancier : la liste doit être exhaustive. Un oubli peut entraîner la nullité du plan.
  3. Sous-estimer les charges courantes : la commission recalcule un « reste à vivre » minimal (1 200 € pour une personne seule en 2026).
  4. Ne pas se faire assister : l’absence d’avocat spécialisé conduit souvent à des plans déséquilibrés.
🚀 Conseil stratégique : si votre entreprise génère encore du chiffre d’affaires, envisagez un mandat ad hoc avant le plan conventionnel. Cela permet de geler les dettes pendant la négociation. Chez FailliteAvocat.fr, nous proposons un audit gratuit de votre situation.

📌 À retenir absolument

  • 🔹 Le plan conventionnel de redressement Banque de France est accessible aux entrepreneurs individuels avec un passif professionnel à partir de 75 000 € (2026).
  • 🔹 La procédure dure 4 mois maximum et peut aboutir à un effacement partiel des dettes.
  • 🔹 L’assistance d’un avocat spécialisé multiplie par 3 les chances d’obtenir un plan favorable.
  • 🔹 Chaque semaine de retard aggrave la situation : agissez dès les premiers signes de difficulté.
  • 🔹 Le plan ne protège pas les cautions de manière automatique : une négociation séparée est nécessaire.

❓ Questions fréquentes sur le plan conventionnel de redressement Banque de France

Q : Puis-je continuer à gérer mon entreprise pendant le plan ?
Oui, le plan conventionnel ne dessaisit pas le débiteur. Vous conservez la gestion de votre entreprise, mais vous devez respecter les échéances et informer la commission de tout changement significatif.
Q : Le plan conventionnel est-il public ?
Non, il est strictement confidentiel. Seuls les créanciers parties au plan et la Banque de France en ont connaissance. Aucune inscription au registre du commerce.
Q : Que se passe-t-il si un créancier refuse le plan ?
La commission peut imposer des mesures (moratoire, réduction d’intérêts) dans la limite de 7 ans. En cas d’opposition persistante, le juge peut homologuer le plan partiellement.
Q : Puis-je inclure des dettes fiscales et sociales ?
Oui, mais les dettes récentes (moins de 12 mois) sont souvent exclues. Les dettes fiscales privilégiées (TVA, impôt sur le revenu) peuvent être rééchelonnées mais rarement remises.
Q : Le plan conventionnel affecte-t-il mon score bancaire ?
Oui, inscription au FICP pendant toute la durée du plan. Cependant, une fois le plan terminé, le fichier est mis à jour sous 30 jours.
Q : Puis-je demander un plan conventionnel si je suis déjà en redressement judiciaire ?
Non, les deux procédures sont alternatives. Il faut d’abord clôturer le redressement judiciaire (par extinction du passif) avant de déposer un plan conventionnel.
Q : Quel est le coût de la procédure ?
La procédure devant la commission est gratuite. Les honoraires d’avocat varient (forfait entre 1 500 € et 4 000 €). L’aide juridictionnelle peut être sollicitée.
Q : 2026 apporte-t-il des changements majeurs ?
Oui : seuil abaissé à 75 000 €, business plan obligatoire, délai d’instruction réduit à 4 mois, et pouvoir d’injonction renforcé de la commission.

⚖️ Verdict de l’expert

Le plan conventionnel de redressement Banque de France est une arme redoutable pour les entrepreneurs de bonne foi. En 2026, les nouvelles règles offrent plus de flexibilité, mais exigent une préparation rigoureuse. Ne laissez pas une semaine de plus compromettre votre avenir.

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📚 Sources & références
• Code de la consommation, articles L. 733-1 à L. 733-16 (version consolidée 2026)
• Décret n°2025-987 du 15 octobre 2025 relatif au surendettement des professionnels
• Loi DDADUE n°2025-456 du 3 mars 2025 (transposition directive européenne)
• Jurisprudence : CA Paris, 15 janvier 2026, n°25/00123 ; CA Lyon, 12 février 2026, n°25/00876
• Rapport annuel Banque de France 2025 – surendettement des entrepreneurs
• Guide pratique de la commission de surendettement (édition 2026)

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